TIKINAGAN : UNE DEUXIÈME ÉDITION INSPIRANTE ET PORTEUSE DE SENS

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Comité autochtonisation et conférienciers, de gauche à droite, rangée arrière :
Christian Dubé, enseignant et membre du comité autochtonisation; Martin Baron, enseignant et membre du comité autochtonisation; Benoit Lavergne, enseignant et membre du comité autochtonisation; Isabelle Vachon, enseignante et membre du comité autochtonisation.

Rangée avant :
Guillaume Proulx, conférencier; Marie-Pierre Bousqet, conférencière; John Mowatt, conférencier, Christine Desrosiers, responsable des journées pédagogiques Tikinagan, conseillère pédagogique et membre du comité autochtonisation; Émilie Deschênes, conférencière et Mélanie Laflamme, enseignante et membre du comité autochtonisation.

Crédit : Gracieuseté

Toujours de gauche à droite :
Marie José Denis, enseignante et membre du comité autochtonisation; Isabelle Vachon; enseignante et membre du comité autochtonisation; Martin Baron, enseignant et membre du comité autochtonisation; Benoit Lavergne; enseignant et membre du comité autochtonisation; Christine Desrosiers, responsable des journées pédagogiques Tikinagan, conseillère pédagogique et membre du comité autochtonisation et Mélanie Bernier, travailleuse sociale et membre du comité autochtonisation.

Crédit photo : Chloé Sabourin

Rouyn-Noranda, le 11 juin 2026.

Le Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue a tenu la deuxième édition de son rassemblement pédagogique Tikinagan : Observe, écoute, apprends (avec les cinq sens) au cours des deux derniers jours. Un peu plus d’une soixantaine des membres du personnel ont pris part à cette expérience immersive et réflexive qui s’inscrit au cœur de la démarche d’autochtonisation de l’établissement.

Une formule renouvelée, un vent de fraîcheur

Cette année, le rassemblement a évolué vers une formule encore plus immersive. Si l’expérience en communauté autochtone demeurait au centre de la démarche, elle s’est déplacée à Senneterre, offrant un nouveau cadre et une énergie renouvelée à l’événement.

Dans un esprit de partage et de transmission, les participantes et participants ont pu écouter des contes et des légendes autour d’un feu, confectionner un bâton de la parole et cuisiner un bannik stick, vivant ainsi une expérience concrète ancrée dans les traditions autochtones. Ces activités ont permis d’engager les cinq sens et de favoriser une compréhension plus profonde, au-delà des mots.

L’immersion au chalet de Senneterre a constitué un moment privilégié pour ralentir et se reconnecter à l’essentiel. En vivant cette expérience hors des murs du Cégep, les participantes et participants ont pu se plonger de manière concrète dans des perspectives autochtones et développer une compréhension plus sensible des réalités culturelles.

Une journée de conférences riches en échange

La deuxième journée était consacrée à des conférences et à des moments de dialogue. Les conférenciers et conférencières, Émilie Deschênes, Marie-Pierre Bousquet, John Mowatt et Guillaume Proulx ont offert des présentations empreintes d’authenticité et de générosité. Par leurs parcours, leurs recherches et leurs témoignages, ils ont suscité des réflexions importantes sur les réalités autochtones contemporaines, la réconciliation, l’éducation et le vivre-ensemble. Ces échanges ont permis aux membres du personnel de poursuivre leur réflexion professionnelle et personnelle dans un climat d’ouverture et de respect.

« Je souhaitais que cette journée soit un espace pour ralentir ensemble. Pour réfléchir. Pour écouter. Pour nous laisser porter par la rivière plutôt que par l’autoroute, » souligne Christine Desrosiers, coordonnatrice du rassemblement pédagogique Tikinagan, membre du comité autochtonisation et conseillère pédagogique au développement autochtone.

Une démarche d’autochtonisation bien ancrée

Le rassemblement Tikinagan s’inscrit dans la volonté affirmée du Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue de se rapprocher des réalités autochtones et d’intégrer ces perspectives dans ses pratiques pédagogiques et institutionnelles.

« La deuxième édition de ce rassemblement n’aurait pas été possible sans la précieuse collaboration du comité autochtonisation du Cégep, dont l’engagement soutenu contribue à faire évoluer les pratiques et les réflexions au sein de l’établissement. Il importe également de souligner l’apport de précieux partenaires, notamment La Fondation du Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue et le ministère de l’Enseignement supérieur, dans le cadre de la subvention Accueil et intégration des étudiants autochtones au collégial (AIAC). Leur soutien financier et institutionnel permet de concrétiser des initiatives porteuses et structurantes », partage Christine.

L’autochtonisation est un travail de longue haleine, qui repose sur une mobilisation collective. Plusieurs personnes œuvrent activement à cette transformation, et cet engagement partagé témoigne d’une volonté commune d’avancer, ensemble, vers un milieu d’apprentissage plus inclusif et respectueux des réalités autochtones. À travers différentes actions concrètes, activités de sensibilisation, accompagnement, partenariats avec les communautés, le Cégep poursuit son engagement envers l’équité, la reconnaissance et le dialogue interculturel.

À propos

Le Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue s’engage et s’investit dans sa mission éducative, en accompagnant la population étudiante de toute provenance dans la réussite de son projet de vie. En ce 21e siècle, par ses activités de formation et de recherche qui lui permettent d’être un acteur du développement régional, le Cégep propose des approches novatrices et flexibles pour répondre aux besoins de sa population étudiante, du marché du travail, et de la société.

La mission du Cégep consiste à développer des compétences pour apprendre, innover et contribuer à la société, dans un environnement empreint d’ouverture et de proximité.

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Tous les membres du personnel ayant participé à journée d’immersion au centre d’amitié autochtone de Senneterre dans le cadre de Tikinagan ainsi que les membres de la communauté autochtone les ayant accueillis.

Crédit photo : Chloé Sabourin