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Admission automne 2024 - cégep de l'Abitibi-Témiscamingue
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COMMUNIQUÉ
POUR DIFFUSION IMMÉDIATE

English version follows

CONSTRUCTION DURABLE D’IMMEUBLES : 1,2 M$ POUR UN NOUVEAU REGROUPEMENT DE RECHERCHE 

UN ENSEIGNANT DU CÉGEP VEUT IMPRIMER DES MAISONS

Rouyn-Noranda, le 2 mai 2023. – Un consortium de chercheurs mené par un enseignant au Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue, David Laliberté, ing., souhaite construire des bâtiments modulaires durables fabriqués par impression 3D. Son projet rassemble plus d’une dizaine de chercheurs du Québec et est appuyé financièrement par le Fonds de recherche du Québec – Nature et technologies (FRQNT), à hauteur de 900 000 dollars sur trois ans (liste des chercheurs et des partenaires à la fin du communiqué).

Selon une étude de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) publiée en juin 2022, il manquera environ 600 000 logements au Québec en 2030. Dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre touchant plusieurs secteurs économiques, dont le milieu de la construction, la province devra donc accélérer le rythme de croissance de son parc immobilier, avec un effectif ouvrier similaire, voire moindre.

L’un des objectifs du tout nouveau Regroupement innovant pour l’impression d’immeubles durables (RI³D-FRQNT) est d’être en mesure, au terme des trois prochaines années, de construire des appartements avec moins de personnel et d’ériger des habitations plus abordables. Le prototype fonctionnel, un bâtiment modulaire imprimé au Québec, sera conçu et assemblé en 2025 pour Habitat pour l’humanité Québec.

« Nous proposons d’évaluer les gains potentiels d’une technologie émergente, soit l’impression 3D à grande échelle, et de l’utiliser pour imprimer des modules qui seront assemblés pour construire un bâtiment. L’impression en usine de modules permet l’édification de petits et de grands immeubles douze mois par année, en diminuant les coûts de production et en accélérant la cadence de construction, et ce, dans le but d’augmenter l’accès à la propriété des Québécoises et des Québécois », lance David Laliberté.

Cette technologie, qui est déjà utilisée ailleurs dans le monde, permet notamment de :

  • produire plus rapidement la partie structurelle d’un bâtiment comparativement aux pratiques traditionnelles;
  • nécessiter moins de main-d’œuvre par logement construit;
  • utiliser moins de matériaux en réduisant les pertes;
  • faire des formes arrondies, plus fortes structurellement.

Au Canada, plus précisément en Ontario, des bâtiments ont déjà été imprimés sur site en 2022. L’approche proposée par le RI³D-FRQNT est toutefois différente, puisqu’elle propose l’impression de modules en usine qui seront transportés et assemblés sur site ultérieurement.

« Cette méthode offre plusieurs avantages selon nos hypothèses, soit d’utiliser une plus petite imprimante, donc moins coûteuse, de ne pas déplacer l’imprimante, de permettre un gain de temps et de construire de grands bâtiments en multipliant les modules ce qui pourrait favoriser la densification du cadre bâti », soutient pour sa part le directeur du Service technique de l’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ), Marco Lasalle.

Le RI³D-FRQNT devra toutefois se pencher sur les matériaux utilisés par cette nouvelle technologie, puisque le béton est une matière avec un bilan carbone plutôt décevant. « Le regroupement vise faire des recherches sur des bétons plus verts, sur des matériaux imprimables alternatifs et sur l’efficacité énergétique des bâtiments imprimés », nuance cependant le professeur Ammar Yahia, qui est titulaire de chaire industrielle du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie (CRSNG) sur les bétons fluides à rhéologie adaptée.

Il s’agit d’un projet ambitieux et c’est pour cette raison qu’une vaste recherche scientifique sera entamée au cours des prochaines semaines par une équipe dotée d’une expertise pour le moins impressionnante incluant des compétences diverses et complémentaires en génie, en architecture, en matériaux cimentaires, en matériaux forestiers, en prototypage rapide, en logistique et manutention, en environnement, etc.

Les compétences de six cégeps, de deux universités et pas moins de six centres collégiaux de transfert de technologie sont mises à contribution.

Pour mener à bien ce projet, l’équipe de David Laliberté comptera donc sur un financement de 900 000 dollars du FRQNT, et à cela s’ajoutera une contribution financière et en nature estimée à 300 000 dollars sur trois ans venant de l’ensemble des partenaires, pour un total de 1,2 million de dollars.

« Nous sommes très heureux d’avoir pu obtenir le soutien financier du FRQNT, sans lui, on ne pourrait envisager ce projet », commente l’enseignant.

« Je suis très heureuse du soutien accordé par le FRQNT au professeur Laliberté pour la mise en place de RI³D-FRQNT, déclare la directrice scientifique du FRQNT, Janice Bailey. L’expertise scientifique que l’on retrouve dans nos regroupements de recherche, de même que l’excellence et la compétitivité dont ils font preuve, les placent à l’avant-garde de leur domaine. Je salue le fait que la recherche au sein de ce nouveau regroupement de recherche collégial sur les immeubles durables se fera de manière interordre, interdisciplinaire, et interregroupements de recherche, un moyen privilégié selon moi pour renforcir et développer l’écosystème de recherche québécois. »

LISTE DES PARTENAIRES DU MILIEU
ADÉQUATION DES COMPÉTENCES DES MEMBRES DU RI³D-FRQNT

NOM FORCES ET COMPÉTENCES PARTENAIRE
David Laliberté Passive house; génie industriel, mécanique et structure; gestion Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue
Abdelmajid Rakib Utilisation de rejets industriels pour améliorer le béton Centre technologique des résidus industriels
Louis-Étienne Rose Architecture et enveloppe

Conception de bâtiment

Cégep André-Laurendeau
Richard Lang Optique, fabrication du verre Optech (Cégep de La Pocatière)
Othmane Dayi Génie industriel, manutention et logistique InnovLOG 
Anas Harraq Génie civil, structure, béton Cégep régional de Lanaudière
Elisabeth Laroche Impression 3D, prototypage rapide INEDI
Ammar Yahia Impression de béton, structure, civil Université de Sherbrooke
Dahai Qi Enveloppe, maison passive, système incendie
David Myja Modification chimique et création de produits fibreux Innofibre (Cégep de Trois-Rivières)
Franz Segovia Abanto Développement de matériaux composites à base de bois SEREX (Cégep de Rimouski)
Ivanka Iordanova Lean construction, BIM ETS
Shirlane Day Besoin du client Habitat pour l’humanité Québec
Marco Lasalle Expert en enveloppe du bâtiment Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec
Annie Languedoc Experte en relation de travail liée à la construction

 

 À propos

Le Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue s’engage et s’investit dans sa mission éducative, en accompagnant la population étudiante de toute provenance dans la réussite de son projet de vie. En ce début du 21e siècle, par ses activités de formation et de recherche qui lui permettent d’être un acteur du développement régional, le Cégep propose des approches novatrices et flexibles pour répondre aux besoins de sa population étudiante, du marché du travail, et de la société.

La mission du Cégep consiste à développer des compétences pour apprendre, innover et contribuer à la société, dans un environnement empreint d’ouverture et de proximité.

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SUSTAINABLE CONSTRUCTION OF BUILDINGS: $1.2 MILLION FOR A NEW RESEARCH GROUP

A CEGEP TEACHER WANTS TO PRINT HOUSES

ROUYN-NORANDA (May 2, 2023) — A consortium of researchers led by a teacher at the Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue, David Laliberté, Eng., wants to construct sustainable modular buildings through 3D printing. This project has gathered more than 10 Quebec researchers, and the Fonds de recherche du Québec—Nature et technologies (FRQNT) is backing it financially for around $900,000 dollars over three years. (See the list of researchers and partners at the end of the press release.)

According to a study undertaken by the Canada Housing and Mortgage Corporation (CMHC) published in June 2022, there will be a deficit of around 600,000 housing units in Quebec in 2030. In a context of labour shortages that affect several economic sectors, including the construction industry, the province must thus accelerate the growth rate of its housing stock with a similar workforce, if not a smaller one.

One of the objectives of the all-new Regroupement innovant pour l’impression d’immeubles durables (RI³D-FRQNT or Innovative Group for the Printing of Sustainable Buildings) is to be able to construct apartments with fewer staff and to erect more affordable dwellings at the end of the next three years. The team will assemble and design the operational prototype, a modular building printed in Québec, in 2025 for Habitat for Humanity Québec.

“We are proposing the assessment of potential gains of an emerging technology, that is to say large-scale 3D printing, and to use it to print modules that will be assembled to construct a building. Printing in a factory enables the construction of small and large buildings 12 months a year as production costs decrease, and the pace of construction accelerates, all of this with the aim of increasing access to property for Quebecers,” advanced David Laliberté.

This technology, which is already in use elsewhere in the world, makes it possible among other things to

  • produce the structural part of the building more quickly as compared to more traditional practices,
  • require less labour per dwelling constructed,
  • reduce costs by using fewer materials and
  • make round forms that are more structurally sound.

In Canada, and more precisely in Ontario, some buildings have already been printed on-site in 2022. The approach proposed by RI³D-FRQNT is, however, different since it proposes the impression of modules in a factory that will be transported and assembled on-site later.

“This method offers several advantages according to our hypotheses, for instance by the use of a smaller printer, which means fewer costs, by not moving the printer, which means time savings, and by the construction of large buildings through the multiplication of modules that might favour the densification of the built environment,” upheld for his part the Technical Service Director of l’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ or Association of Quebec Construction and Dwelling Professionals), Marco Lasalle.

RI³D-FRQNT must, however, look into the materials used by this new technology since concrete has a rather disappointing carbon footprint. “The group aims to research more environmentally friendly concrete, alternative printable materials and the energy efficiency of printed buildings,” qualified nonetheless Professor Ammar Yahia, the Industrial Research Chair of the Natural Sciences and Engineering Research Council of Canada (NSERC) on flowable concrete with adapted rheology.

It is an ambitious project, and this is the reason for which a team endowed with very impressive expertise, to say the least, that includes various complementary competencies such as engineering, architecture, cementitious materials, timber materials, rapid prototyping, logistics and handling, environment, etc., will begin extensive scientific research over the course of the coming weeks.

The competencies of six CEGEPs, two universities and no fewer than six College Centres for the Transfer of Technology will be put to use.
To see this project through, David Laliberté’s team will thus count on $900,000 in financing from the FRQNT, and to this a range of partners will add financial and in-kind contributions estimated at $300,000 over three years, for a total of $1.2 million. “We are very happy to have the support of the FRQNT and could not have considered this project without it,” commented the teacher.

“I am quite pleased about the support granted by the FRQNT to Mr. Laliberté for the implementation of RI³D-FRQNT,” declared its Scientific Director, Janice Bailey. “The scientific expertise that we find in our research groups as well as the excellence and competitiveness that they demonstrate puts them at the forefront of their fields. I salute the fact that they will conduct research within this new college group concerning sustainable buildings in an inter-order, multidisciplinary and inter-research group manner, which is a preferential means to reinforce and develop the Quebec research ecosystem, in my opinion.”

 

LIST OF COMMUNITY PARTNERS COMPETENCY MATCH OF RI³D-FRQNT MEMBERS

NAME STRENGTHS AND COMPETENCIES PARTNER
David Laliberté Passive house; industrial, mechanical and structural engineering; management Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue
Abdelmajid Rakib Use of industrial waste to improve concrete Centre technologique des résidus industriels
Louis-Étienne Rose Architecture, building envelope and building design Cégep André-Laurendeau
Richard Lang Optics and glass production Optech (Cégep de La Pocatière)
Othmane Dayi Industrial engineering, handling and logistics InnovLOG 
Anas Harraq Civil engineering, structure and concrete Cégep régional de Lanaudière
Elisabeth Laroche 3D printing and rapid prototyping INÉDI (Lanaudière CCTT)
Ammar Yahia Printing of concrete, structure, civil engineering Université de Sherbrooke
Dahai Qi Building envelope, passive house and fire-extinguishing systems
David Myja Chemical modification and creation of fibrous products Innofibre (Cégep de Trois-Rivières)
Franz Segovia Abanto Development of wood-based composite materials SEREX (Cégep de Rimouski)
Ivanka Iordanova Lean construction, BIM ÉTS
Shirlane Day Clients’ needs Habitat for Humanity Québec
Marco Lasalle Building envelope expert Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec
Annie Languedoc Construction labour relations expert

 

About Us

The Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue commits to its educational mission and invests in it by accompanying student population members of any origin in the success of their life project. At the dawn of this twenty-first century, the CEGEP proposes innovative and flexible approaches to meet the needs of the student population, the job market and society through its training and research activities that allow the institution to have a stake in the development of our region.

The mission of the CEGEP consists in competency development to learn, innovate and contribute to society in an environment marked by openness and proximity.

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Sur la photo :

Sylvain Blais, directeur général du Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue,
David Laliberté, enseignant en Technologie de maintenance industrielle,
Abdelmajid Rakib, chercheur au Centre technologique des résidus industriels (CTRI)

Crédit : Myrianne Gallant

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Piel Côté
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